Relation parents-enfants : attention corde sensible !

La question de la représentation publicitaire des relations entre enfants et parents nous vaut régulièrement des courriers de consommateurs.

Dans un contexte où, tout à la fois, les parents-éducateurs ressentent de vraies difficultés à imposer leur autorité et où le public est de plus sensibilisé au problème des maltraitances physiques faites aux enfants, il semble que certaines intrusions de la publicité sur ce terrain ne soient pas toujours bien accueillies.

Les griefs peuvent, schématiquement, se ventiler en deux catégories :

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 La première concerne la violence exercée sur les enfants. Le cas emblématique de ces 18 derniers mois est la campagne Universal Mobile (la mère qui « explose » son ado façon Ninja), dont chaque diffusion nous vaut de nouveaux courriers et ce en dépit d’amendements notables apportés aux spots. Un autre cas s’est présenté avec une campagne radio pour un constructeur automobile où une mère donnait une gifle à son enfant qui, pensait elle, lui racontait des mensonges : le BVP étant intervenu, le constructeur a accepté de cesser la diffusion de sa campagne. Ce dernier exemple, la gifle, montre bien à quel point la sensibilité est forte à l’heure actuelle sur ces sujets. On observera d’ailleurs, que dans la « vraie vie », rares sont aujourd’hui les parents qui se « risquent » à gifler leurs enfants en public, sous peine de s’attirer immédiatement des regards réprobateurs …
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 La seconde concerne la mise en cause de l’autorité des parents. Le cas s’est présenté, nous l’avons déjà commenté, pour un spot tv en faveur d’un bouquet de télévisions, où un père se voyait empêché par ses enfants d’accéder au poste, et ce en dépit d’astuces qui, au passage, le ridiculisaient. Nous avons également eu des réactions suite à un spot de l’INPES, pourtant très anodin, où une petite fille faisait la leçon à ses parents en leur expliquant, d’un ton docte, que les antibiotiques ne s’imposent pas lorsqu’il s’agit de traiter des virus. Dans les deux cas, la représentation d’un parent dépassé, voire ridiculisé, par ses propres enfants n’est pas très bien acceptée. Sans doute parce que, dans la « vraie vie », l’autorité parentale est plus vulnérabilisée que par le passé. Donc, point sensible. Et l’humour second degré ou le décalage n’y changent pas grand chose. Au total, sauf à tomber dans du politiquement très correct et très aseptisé, le BVP ne peut pas refuser complètement ce type de représentations : néanmoins, il attire l’attention de ses interlocuteurs sur les bornes à ne pas franchir en la matière.

Mise en ligne le 30 Janvier 2007 .

Publié le : 1er octobre 2007.

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