Publicité des produits dérivés : le CSA plus souple

S’appuyant sur un cas d’espèce, le CSA vient de revenir sur l’interprétation de l’article 8 du décret du 27 mars 1992 modifié par le décret du 7 octobre 2003 concernant la publicité en faveur des produits dérivés du cinéma.

En application de ce texte, la publicité pour le cinéma demeure interdite sur les chaînes télévisées autres que les services de cinéma câblés, diffusés par satellite et numériques terrestres hertziens.

Jusqu’à présent, les messages présentant les produits dérivés d’une œuvre cinématographique (figurines, jouets et jeux vidéos, primes,…) étaient considérés comme réalisant une publicité interdite en faveur d’une œuvre cinématographique, dès lors que celle-ci n’était toujours pas exploitée sous forme de supports vidéos destinés à la vente et à la location. Un délai minimum était exigé entre la sortie d’un film et la publicité télévisée autorisée, comportant des références à ce film. Le CSA avait aligné ce délai sur celui de l’exploitation du film cinéma sous forme de vidéos et DVD qui était, par principe, fixé à un an à compter de la délivrance du visa d’exploitation en salles.

Le CSA considère désormais que, du fait de l’accélération de la rotation des films en salles, des œuvres cinématographiques peuvent ne pas être disponibles en DVD ou vidéo alors qu’elles ne sont plus exploitées, de façon significative, en salles. Le Conseil estime sévère, dans ce contexte, de continuer à interdire à un annonceur de faire, en télévision, la promotion de son produit dérivé.

C’est donc un nouveau critère qu’il convient donc de prendre en compte pour autoriser la publicité télévisée des produits dérivés du cinéma ; à savoir, celui de l’exploitation significative dans les salles.

Le BVP quant à lui, ne peut que se réjouir de cet assouplissement de la doctrine du CSA qui donne aux annonceurs la possibilité de communiquer plus facilement en télévision.

Cependant, compte tenu de ces nouvelles exigences de l’organisme de contrôle, il apparaît donc indispensable, pour les professionnels concernés par ce type de campagnes, de prévoir de fournir au BVP, toutes les précisions concernant le caractère non significatif de l’exploitation, dans les salles de cinéma, du film auquel les produits dérivés se réfèrent.

Mise en ligne le 6 juin 2006.

Publié le : 30 juin 2006.

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