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Le BVP et la Corrida - 16.08.2007

Une campagne de victimisation de la SPA tente actuellement de faire passer le BVP pour un censeur liberticide et, de surcroît, favorable aux corridas. Ceci au motif que ce dernier aurait « interdit » un spot télévisé dénonçant les corridas.

Les faits en réalité sont les suivants :

Sur la forme, le BVP n’a rien interdit : ce projet de publicité était en cours d’examen dans le cadre d’une demande de conseil adressée au BVP par la SPA (adhérent du BVP et donc de l’autodiscipline) : cette consultation était encore en cours – les discussions entre le BVP et la SPA laissant d’ailleurs entrevoir la possibilité d’une solution - lorsque l’annonceur a brutalement pris le parti de rendre l’affaire publique en invoquant une « censure » … Or, il faut bien savoir que les conseils du BVP n’ont qu’une valeur consultative : l’annonceur et les médias peuvent toujours décider de ne pas tenir compte des conseils donnés. Mais il est tentant de parler de « censure » pour faire pression sur l’opinion.

Sur le fond, dans cette affaire, le BVP ne fait qu’appliquer la Loi : la publicité concernée étant destinée aux écrans publicitaires télévisés, elle tombe sous le coup du Décret du 27 mars 92 qui encadre cette dernière. Ce texte dispose notamment que «  …la publicité doit être exempte […] de toute scène de violence », dans un souci, notamment, de protection des publics sensibles, au premier rang desquels les jeunes publics, préoccupation centrale du CSA. Que les anti-corridas se rassurent, les difficultés actuelles du dossier SPA ne sont en rien spécifiques à la tauromachie : des publicités pour des causes très louables - dénonciation de l’inceste ou des violences faites aux femmes - ont pu par le passé, de la même façon, se voir déconseillées par le BVP au motif qu’elles risquaient de choquer le public du fait de leur violence. Mais là encore, répétons que, s’agissant d’une question purement juridique, l’annonceur peut parfaitement choisir de prendre le risque d’une intervention du CSA. Ou alors, s’il juge la Loi mal adaptée à ce type de message, d’en demander une modification au législateur. Le BVP ne fait pas la Loi, il s’emploie « simplement » à aider les annonceurs et les médias à la respecter.

Ce type de cas est malheureusement de plus en plus fréquent : des organismes n’ayant pas les moyens financiers d’acheter de l’espace publicitaire décident de présenter une campagne publicitaire illégale de manière à la faire connaître, gratuitement, par voie de presse.

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