Image de la personne humaine : temps calme persistant

Le BVP a pris l’habitude, depuis 2001, de dresser un bilan de la production publicitaire sur le thème de l’image de la personne humaine. D’année en année, ce bilan a permis de mettre en évidence à la fois une amélioration constante de la situation et une proportion de manquements désormais infime (inférieure à 1% du volume total).

En 2006, la décision a donc été prise d’orienter différemment les recherches. Le principe d’une recherche globale mais sur un périmètre de diffusion restreint à l’affichage, a été maintenu. En revanche, pour la presse, il a été décidé de centrer la pige sur un secteur présentant plus de visuels problématiques que d’autres, à savoir celui des publicités pour les services de chat, de rencontre ou de téléchargement de logos-sonneries.

L’affichage maintient ses bonnes performances

L’étude sur les publicités diffusées par voie d’affichage (au plan national) a porté sur l’ensemble de l’année 2006, soit 4288 visuels.

Au final, 8 visuels, correspondant à 6 campagnes différentes, ont été considérés comme constitutifs de manquements en matière d’image de la personne humaine. Ce qui porte à 0,19% la proportion de manquements sur ce support.

En termes qualitatifs, les points préoccupants sont :

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 une persistance des problèmes liés à certaines affiches de films, non soumises à la déontologie publicitaire et pourtant assimilées, à juste titre, à de la publicité par le grand public : sur les 8 visuels sélectionnés, 3 sont des affiches de films ;
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 le recours à des codes morbides – zombies, corps déchiquetés, etc.- certes valorisés par les jeunes adultes mais de nature à choquer le reste du public ;
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 le regard dénigrant porté sur des catégories de population en raison de leur physique (obésité, laideur).

Des marges de progrès pour la publicité pour les services de charme

L’analyse a porté sur plus de 800 pages de publicité (chaque page comprenant de multiples encarts publicitaires, souvent de taille très réduite), en ne se centrant que sur celles parues dans des publications à diffusion grand public, à l’exclusion donc de celles publiées dans la presse adulte.

Au total, 50 pages ont été retenues en raison de contenus non satisfaisants au regard de l’image de la personne humaine, sous l’angle de la dignité pour l’essentiel : postures dégradantes, références à des stéréotypes sexistes (les blondes), femmes et/ou hommes en tant qu’objet sexuel, etc. C’est donc au total 6,25% du total des pages analysées qui posent problème.

Cette exploration permet de nourrir les réflexions dans le cadre de la rédaction de la nouvelle Recommandation Services conviviaux et érotiques, prévue pour 2007.



Publié le : 15 mai 2007.

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