Gainsbourg : volutes et tumulte

Une nouvelle fois, après les « affaires » Coco Chanel (le film) et Mr Hulot (l’exposition), la polémique enfle devant une affiche de publicité présentant un personnage connu associé à un produit de type tabagique (pipe, cigarette, fumée).

Dans ces trois cas, la régie Métrobus, ayant déjà fait les frais par le passé de décisions de justice à son encontre sur ce sujet, a refusé de diffuser ces visuels au motif des risques juridiques encourus au regard de la loi Evin.

Dans les trois cas, un concert de protestations s’est élevé contre cette décision, globalement dénoncée comme absurde, dont le bien-fondé s’est vu également remis en cause publiquement par des personnalités politiques éminentes … et par les associations de lutte contre le tabagisme. Au passage, l’ARPP – qui n’avait pourtant rien fait – a été accusée de se livrer à sa manie favorite de la censure tatillonne ...

Pour éviter à l’avenir de voir se reproduire de telles situations, insatisfaisantes pour tous les acteurs impliqués, Métrobus y compris, l’ARPP a alors proposé la solution suivante ( Flash N°42) : que la présence de ces attributs du tabac puisse être tolérée pour des campagnes publicitaires promouvant des manifestations ou des produits culturels (exposition, disques, films, etc.) et utilisant l’image de personnages illustres, notamment disparus, et pour lesquels ces attributs tabagiques font notoirement partie intégrante de leur personnalité. Ses conseils se fonderont à l’avenir sur ces principes.

Sollicitée pour confirmer cette doctrine d’interprétation de la loi Evin, la Ministre de la Santé n’a pas souhaité prendre position – bien qu’ayant antérieurement condamné publiquement la décision de Métrobus à l’encontre de l’affiche Tati – ce qui place évidemment les diffuseurs publicitaires dans une situation très inconfortable, d’aucuns pouvant considérer que l’insécurité juridique reste entière.

De là à imaginer que tout cela n’était que fausse polémique destinée à venir à écorner la loi Evin, il n’y avait qu’un pas, que certaines associations ont allègrement franchi : voilà maintenant Métrobus accusé d’avoir intentionnellement mis le feu aux poudres, avec la complicité de l’ARPP – passé du statut de grand censeur à celui de grand manipulateur – afin de provoquer un assouplissement de la loi… La théorie du complot a encore frappé. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

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Publié le : 1er février 2010.

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