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Faire rimer créativité, liberté, et responsabilité

La publicité est indispensable à l’activité économique pour soutenir la consommation, et donc nos emplois. Néanmoins, elle n’est pas valorisée, subissant la mauvaise image des entreprises dont on parle davantage, en France, sous l’angle des conflits sociaux, des délocalisations, etc., que sous celui du dynamisme et de la création d’emplois (dans son Avis « Publiphobie, attitude des citoyens face à la publicité », le Conseil de l’Ethique Publicitaire n’a pas manqué de le rappeler).

Pour exercer sa fonction, la publicité a besoin de liberté et, bien que la France soit le pays en Europe où elle est – et de loin ! – la plus réglementée, elle reste en butte aux tentations de toujours plus légiférer.

Ainsi, il me paraît important de veiller à ce qu’il ne se crée pas de nouveaux secteurs interdits de publicité alors que les produits ou services demeurent. La pression existe sur le vapotage, les sites qui proposent d’investir sur le Forex…, des sujets de préoccupation légitimes, sur lesquels l’ARPP a déjà réagi.

Le secteur de la communication est l’un des rares systèmes économiques à pouvoir se prévaloir d’une organisation éthique fondée en 1935. En France comme à l’étranger, l’ARPP est de plus en plus interrogée comme modèle d’un système faisant, au quotidien, la preuve de son efficacité. Notre organisation internationale - l’AEEP/EASA - vient justement de rappeler (dans son enquête sur les recommandations des bonnes pratiques) que l’Autorité remplit l’ensemble des caractéristiques que doit avoir un organisme d’autorégulation publicitaire, selon les engagements de la Charte signée en juin 2004 et contrôlée chaque année par la Commission Européenne.

Depuis le rapport, en 2013, de M. Jacky Richard au Conseil d’Etat, le « droit souple » s’affirme comme une voie à suivre, en complément du cadre législatif et comme un moyen de lutter contre l’inflation normative que nous déplorons. La reconnaissance par la Commission européenne, sous la nouvelle présidence élue de Jean-Claude Juncker de la better regulation, une régulation intelligente signifiant justement moins de réglementation et davantage de régulation, ainsi que la nomination d’un premier Vice-président chargé de poursuivre les travaux dans ce sens, sont des signes très positifs qui ont été salués par l’AEEP/EASA. Encore faut-il que ces bonnes intentions affirmées soient suivis d’effets. Nous l’espérons et sommes déjà présents pour les soutenir, les faire partager…

La réactualisation engagée le 8 août 2014, par le Conseil d’Administration de l’ARPP, des 44 Recommandations créées librement, depuis 40 ans, par les professionnels dans leur diversité (annonceurs, agences, médias), illustre aussi parfaitement le bien-fondé de la déontologie et le dynamisme de l’autodiscipline publicitaire. Cette entreprise de relecture ouverte des règles déontologiques n’avait jamais été menée, avec une telle ampleur, par le passé. Elle va permettre d’alléger un millefeuille composé de couches successives qui, malgré un travail régulier d’actualisation, se sont parfois superposées, au fil des années, ou ne correspondent plus aux besoins actuels, notamment en raison de nouvelles réglementations.

Aujourd’hui, ces règles déontologiques couvrent globalement l’ensemble des sujets de préoccupation des consommateurs comme des Pouvoirs publics. Un soin particulier est apporté à la protection des publics vulnérables. Et, si une nouvelle thématique apparaît, il est facile de l’intégrer, si nécessaire, après écoute de toutes les parties prenantes au sein du Conseil Paritaire de la Publicité.

Ces règles déontologiques concernent également l’ensemble des médias. Très tôt, l’ARPP a fait en sorte que, ce que les professionnels ne se permettaient pas sur les médias traditionnels, ne le soit pas non plus sur les « nouveaux médias » et elle s’est adaptée, dès l’an 2000, pour couvrir la publicité digitale.

Toute préoccupation légitime du public devrait donc, en premier lieu, rechercher des solutions dans la régulation professionnelle, qui a probablement déjà bien travaillé et œuvré pour qu’il n’y ait pas de dérive possible et dont les engagements s’inscrivent dans des Chartes signées de longue date, avec les Pouvoirs publics, qui devraient aussi y voir une simplification promise, et des pistes d’économies budgétaires, que d’autres pays européens ont su faire, sans que l’on puisse dire que leurs consommateurs sont bien moins protégés.

Depuis que les administrateurs de l’Autorité m’ont demandé d’en prendre la présidence, le 4 novembre 2011, la feuille de route n’a pas changé. L’ARPP est tournée vers un seul objectif : préserver la liberté de création publicitaire dans le cadre d’une communication responsable. Car il ne peut y avoir de liberté sans responsabilité. C’est notre credo, et je me réjouis que vous soyez de plus en plus nombreux à le partager, la dimension éthique étant une demande impérative de la société connectée et ouverte d’aujourd’hui et, encore plus, de demain.

« Le secteur de la communication est l’un des rares systèmes économiques à pouvoir se prévaloir d’une organisation éthique fondée en 1935. »

« La dimension éthique est une demande impérative de la société connectée et ouverte d’aujourd’hui et, encore plus, de demain. »

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Rapport annuel 2014


Paris, le 20 mai 2015

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Point de vue

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Un enjeu majeur : l’adaptation du monde digital à l’autorégulation

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L’accent sur la publicité digitale

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Une démarche responsable, attendue par les consommateurs comme les Pouvoirs publics

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Soyez fiers de la publicité !

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Respect pour une régulation professionnelle responsable, équilibrée et efficace

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18 mois de présidence

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Portons haut les couleurs de l’autodiscipline publicitaire !

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M. François d’Aubert, désigné Président de l’ARPP

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Dominique Baudis, nommé Défenseur des droits, remet son mandat de Président de l’ARPP

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Rapport annuel 2010 du Président à l’Assemblée Générale de l’ARPP