Dolce et Gabbana : crimes et raffinements

Alerté par des courriers de nombreux consommateurs, le BVP a dû intervenir après diffusion contre une récente campagne de Dolce et Gabbana.

Ces visuels, diffusés en presse magazine et quotidienne, représentent un univers noir, tendu, théâtral et ultra-chic : de jeunes gens en habits sombres y sont figurés, parfois accompagnés de femmes nues, l’un d’entre eux étant allongé, mourant ou déjà mort, une balle dans le front ou une blessure à l’arme blanche sur le torse. Debout, figé, se tient un personnage tenant l’arme du crime, un pistolet ou un poignard.

Ces scènes constituent des entorses manifestes aux règles de la profession qui bannissent la violence en publicité. La Recommandation Image de la personne humaine énonce en effet que « la publicité doit éviter toute scène de violence, directe ou suggérée, et ne pas inciter à la violence, celle-ci soit morale ou physique », en précisant que « la notion de violence recouvre au minimum l’ensemble des actes illégaux, illicites et répréhensibles visés par la législation en vigueur. La violence directe se traduit par la représentation de l’acte de violence proprement dit ; la violence suggérée s’entend par une ambiance, un contexte voire par le résultat de l’acte de violence ».

Un courrier a été adressé à l’annonceur, mais également aux supports de diffusion leur demandant de ne plus accepter à l’avenir la diffusion de ce type de visuel.

Publié le : 20 octobre 2006.

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