Dolce Gabbana : derniers adeptes du porno-chic ?

Alors que nos études montrent que la tendance dite du porno-chic – florissante au début des années 2000 – est maintenant délaissée en publicité, certaines marques, néanmoins, persistent dans cette veine. C’est le cas de Dolce & Gabbana, dont les communications nous valent régulièrement des plaintes du public français. Cet été encore, la dernière campagne, diffusée en presse, a déclenché des remous.

Les visuels concernés déclinent deux types de scènes : dans certains d’entre eux, trois personnages – deux hommes, une femme - intégralement nus sont étroitement enlacés, deux d’entre eux se faisant face et le troisième étant « tête bêche » avec eux. Dans d’autres, la scène représentent des hommes nus, en position de soumission (agenouillés, tête baissée) au milieu de jeunes femmes dominatrices munies de cravaches.

Le premier cas est contraire aux dispositions déontologiques de la profession en matière de décence, telles qu’exprimées dans la Recommandation Image de la personne humaine. Le second cas contrevient à cette même Recommandation sur les critères de la violence et de la soumission.

A ce titre, ces visuels ont fait l’objet, fin juillet, d’une intervention après diffusion du BVP auprès de l’annonceur. Lequel, fidèle à ses habitudes, n’a pas daigné répondre. Nous regrettons de telles pratiques, irresponsables, susceptibles de porter atteinte à l’image de l’ensemble de la publicité.



Publié le : 14 septembre 2007.

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