Avida : bourrelets en gros plan

Une publicité pour un film expose, actuellement, un gros plan sur les plis et replis d’un bas ventre d’obèse – pubis inclus – aux regards des passants ébahis.

Stylisée, en noir et blanc, la photographie peut sans doute être présentée par certains comme esthétique. Elle n’en reste pas moins gênante à deux titres :

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 à l’heure où la question de la stigmatisation des personnes en surpoids se pose de façon de plus en plus aiguë (cf. article sur le groupe de travail créé par le PNNS), cette représentation en gros plan n’est pas des plus heureuses.
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 de plus, la représentation en affichage – et en gros plan – d’un bas ventre et, donc, d’un pubis, pose clairement un problème de décence. Rappelons que l’affichage est, de ce point de vue, un support davantage sensible que des médias moins largement exposés aux regards.

Ce cas illustre, une nouvelle fois, la problématique de la publicité pour le cinéma qui, rappelons le, n’est pas soumise aux règles déontologiques qui encadrent le reste de la publicité. Cette distorsion anormale est évidemment non connue du grand public aux yeux duquel, donc, ces publicités pour des films affectent l’image de l’ensemble de la publicité.

Publié le : 22 septembre 2006.

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